Posté le 18.11.2007 par ameerrante
Aujourd'hui encore, il n'y a que toi pour apaiser mon coeur
Qui se sent envahis par tant de pleurs.
Au fond de mes trippes, en ce jour, bat un espoir,
Celui de tout faire, et très vite, pour d'ici peu te voir.
Cette nuit, dans ma solitude, je penserai à toi,
Et souhaiterai que tu puisses te reposer comme tu en as le droit.
J'aimerai prendre, avec imagination, tout contre moi mon oreiller
Ainsi, comme dans un rêve, ce serait toi dans mes bras que j'aurai.
- A ma petite Perle -
octobre 2007
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Posté le 18.11.2007 par ameerrante
Seul dans un monde sans couleur
Je respire avec douleur.
Petit homme sans espoir
J'ai compris que tout était noir.
L'ombre me recouvre avec le temps.
C'est ta présence qu'aujourd'hui j'attends.
Mais je l'ai bien compris que tu était partis
Vers de nouveaux pays infini...
Jamais plus la couleur
Sera en mon coeur !
Les teintes sont ternes
Et mon âme est en peine !
18 novembre 2007
Posté le 17.11.2007 par ameerrante

C'est une torture pour mon âme que "d'écouter" le temps qui passe, d'attendre qu'il s'enfuit ! Car c'est cela que je fais en continue... Attendre que ma vie s'écoule et ne respirer que la noirceur du temps perdu qui me recouvre et m'enveloppe !!! Seules traces d'une vie vécue il fût un temps. Les journées sont longues et je me prends à espérer disparaître au plus vite. Deux fois aujourd'hui j'ai faillit mourir : une première fois dans ma baignoire lorsque j'ai glissé en arrière. Ma nuque s'est presque éclatée contre le rebord... je n'ai même pas réagit... J'ai un énorme bleu au coude gauche ! Et une deuxième fois lorsque une voiture n'a pas daignée s'arrêter avant le passage piéton... Si seulement elle ne m'avait pas vu !
Tout est sombre autour de moi ! La vie qui se joue à toute heure me laisse de glace, le monde tourne et je ne le regarde même plus ! Je passe comme une ombre en faisant le plus rapidement possible, afin de disparaître au plus vite et ne laisser aucune trace de mon passage ici-bas !
J'ai une amie qui durant des heures regardes le noir et à peur... Je la comprends... mais moi je l'ai en mon intérieur cette foutue couleur !!! Je n'en peux plus de sombrer dans ce désepoir !!! Mon intimité est balayée par cette douleur colorée qui n'en fini plus de me bouffer le coeur ! Je ne cherche plus rien d'autre que toi, que ton image, le son de ta voix !
Certains, certaines, pourraient ne pas comprendre ce mal qui est en moi, mais il y est, c'est tout ce que je sais et ce que je ressent !
C'est comme un amour inachevé dont on m'aurait privé ! Comme si on m'avait pris une moitié de mon être !!!
Mon ange, mon coeur, ma Petite Perle je suis en souffrance...
Que deviens-tu ?
Je ne sais plus rien...
Je ne veux plus rien...
Posté le 16.11.2007 par ameerrante
Mon ange, tu ne connais pas mon secret, et pourtant il est là presque sous ton nez. C'est ce blog ! Je le veux pour moi en premier, mais au fond de moi je souhaiterais tant que tu puisses, un jour, le découvrir. Qui sait, la vie est si étrange parfois !
Il m'est difficile de garder pour moi cette douleur qui me perce le coeur, alors, j'ai décidé, dans un élan d'espoir, d'oublier mon ancien blog, mon ancienne vie, et de commencer ce site ! Rien que pour toi, rien que pour nous...
Et quand bien même, tu n'apprendrai jamais l'existence de mes textes, je continuerai de croire qu'un jour tu passera par ici...
Je t'aime, tu me manques, ça fait mal ! Trop mal !
Et personne sur qui m'appuyer...
Et les jours qui s'écoulent ainsi...
Jusqu'à quand ?
Posté le 16.11.2007 par ameerrante
J'aimerai les prendres, ces sentiments
Avec moi et m'envoler tel un papillon...
Prendre la direction de ton coeur et y rester
Tel un cocon qui ne voudrait pas éclore...
Afin que chaque jour je te distille au goutte à goutte
Ces sentiments d'amour dans ton petit organe...
J'aimerai être le dernier rayon de lumière
Qui se coucherait sur tes paupières
Le soir, avant que tu ne dormes...
Te réchauffer jusqu'au plus profond
Toi qui souvent à froid...
Liras-tu un jour ces textes ? J'en doute
Ces paroles sacrées toujours je les garderai
Jusqu'à ma fin, lorsque je l'aurai décidée !!!
2007
Posté le 16.11.2007 par ameerrante
Aujourd’hui sonne en mon cœur
Le temps venu de mon trépas
Ce n’est plus qu’une histoire d’heure
Désespéré, contre ce fait je me bat !
Il y a peu, est venu
Cet être velu
Pour me rendre fou
Afin de me prendre dans son trou…
Dois-je laisser ici mes amis ?
Mes amours ?
De toute ma vie,
Et de toujours ?
Ce démon en veux à ma joie passée,
A mes souvenirs d’homme révolté.
Je ne veux nullement le suivre
Dans son enfer couleur cuivre.
2006
Posté le 16.11.2007 par ameerrante

Aujourd'hui quelques flocons de neige sont tombés sur mon front. Je les soupçonne de s'être trompés car depuis quelque temps maintenant, je n'existe plus sur ce monde. Comment ont-ils pût trouver appuis sur moi, pauvre âme invisible ?
Je n'aime plus cette façon de vivre... Je n'ai aucun espoir de vie sans toi ! Hier tu m'a écris et demandée " de prendre surtout prendre soin de moi car tu n'a plus que ça " ! Que dois-je comprendre par cela ? Tu me dis vouloir être la première à m'acheter mon premier livre que je publierai ! Mais irais-je jusque là ? Je ne serai jamais quelqu'un de connus, et encore moi de reconnus ! D'ailleurs le voudrais-je ? Non je crois que j'ai bien envie de disparaître... en fait c'est une certitude qui s'impose de plus en plus en moi : sans ta présence, sans ta voix, sans ton petit coeur à mes côtés que suis-je ? Rien du tout !
Tous les jours je me perds dans des chemins qui, à terme, vont me perdre... Je le sais car intimement c'est ce que je désire ! Je n'attends plus rien de cette pauvre vie qu'est la mienne... Tu sais que je me reproche tout ! Tout est de ma faute, j'en suis convaincu ! Oh comme je voudrai disparaître dans cette universalité et ne jamais avoir existé !!!
L'univers est vaste, mais ma place n'y est pas ! C'est auprès de toi que je désire être, tout simplement ! Sinon rien ! Rien ! Rien d'autre que de tomber dans le néant !
Que deviens-tu ? Que fais-tu ? Comment vas-tu ? Tu m'aimes je le sais, tu me l'a suffisamment dit et répété ! Encore cette semaine... Je te remercie de ces paroles qui sont les plus vraies que l'on ne m'ai jamais dites !
Et moi aussi je t'aime ! Je le sais c'est tout !
J'ai mal sans toi !!! Mal.... très très mal et c'est extrêmement profond, mon amour, ma Perle !!! Plus personne n'y peux rien, c'est ainsi. Demain soir je vais m'enfoncer un peu plus dans le néant ! Je ne dirai pas pourquoi ni comment sur ce blog, mais à la fin de ce voyage perturbé qu'est mon existence, je ne mériterai que l'enfer !!! Je suis perdu et paumé ! Complètement !!! Je n'arrive à plus rien d'autre.
Tout est souffrance autour de moi : les couples, les fêtes qui s'annoncent (j'ai peur, réellement peur de moi et de cette fin d'année...), la vie de tous les jours, les femmes que je n'arrive plus à apprecier, ma façon de marcher vers l'inconnu des jours nouveaux qui chaque matin se présentent à moi, mon sourire qui ne me paye en rien, ouvrir mes e-mails et ne plus y voir ton nom (mis à part le message d'hier), mes connections sur internet, mon téléphone, partir en week end... ect
Je n'arrive à plus rien et... depuis trois semaines je suis continuellement en pleur ! Que dois-je faire ? Je ne m'aime plus, ne me respecte plus, ne veux plus rien d'autre que toi Petite Perle !!!
Je t'aime et les racines sont en profondeur, mais tu le sais, petit ange !!!
Je t'aime, et ce qui restera le plus beau dans tout cela, malgré cette séparation (je n'ose y croire), c'est que tu m'ais dit que toi aussi !!!
Je me suis donné à toi... c'est cela ma réalité.
Posté le 16.11.2007 par ameerrante
Dans un rêve j'étais un oiseau
Et mon coeur était libre de voler au plus haut.
Je pouvais apprecier la caresse du vent
Et me laisser porter en avant.
Mes sentiments je les ressentais au plus profond.
Mon sourire, si j'en avais eu, aurait été pour ton nom.
C'est aujourd'hui que je sais
Que tu es comme ce ciel que j'ais traversé.
Comme l'oiseau que j'étais
Et qui aux cieux se donnait,
Tu es ma raison d'exister et la clarté de ma vie
Tes chagrins je les porterai jusqu'au bout de l'infini
Novembre 2007
Tu me manques mon petit oiseau du ciel
Posté le 15.11.2007 par ameerrante

Dédicacé à J. E. pour l’inspiration qu’elle me porte en continue tout au long de mes jours et de mes nuits.
O. F. – novembre 2007
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La liberté
La nuit sera longue… Je le sais… Je le sens… Car je t'attends.
Du haut de mon balcon, je me prends à fixer le vague : Rien ne bouge, tout n'est que silence autour de moi. Au dehors, une nuit glaciale. La même qui, depuis quelque temps, a envahi mon cœur… me prends aux tripes…
La forêt qui se présente devant mes yeux est comme un appel à la liberté : " Lâche-toi et vit ! Viens respirer la joie que je t'offre au sein de mes sous-bois et autres cachettes mystérieuses ! La voie du bonheur est là. N'attends pas ! "
Mais est-ce un leurre ? Ou dois-je croire véritablement cette voix qui me pénètre l'esprit ?
Je regarde de mes yeux vides et profondément perdus, cette masse sombre en mouvement devant moi, que seul le vent a la capacité de faire respirer tel un poumon qui se gonfle et se dégonfle à la nuit tombée. Cette même brise qui fait claquer ma cape et persécute mes cheveux trop bien coiffé.
Est-ce si important, la beauté ? Est-il si existentiel de paraître présentable ? Je n'ai que faire de ce genre de futilités et je reste donc là, debout, basculé au gré des coups de l'Aquilon que certains nomment aussi le "vent noir"…
Un esprit de paix l'accompagne…
Et si je passais ma jambe par dessus la balustrade ? Et si je me mettais en équilibre dessus ? Je serais près pour l'envol… Je partirais à l'aventure, porté par ce vent froid. Je n'aurais plus rien à craindre, ni à espérer. Je voguerais, tout simplement, au gré des caprices de la nature…
Dans l'immédiat, je reste là, à attendre un signe de ta part, avec pour seule envie celle de hurler ! Comme un loup hurlerait à la mort… Tu es loin, si loin de moi, et pourtant si proche de tout mon être ! Je peux sentir ta présence en mon coeur, en mon âme. En moi tout simplement !
Plus loin, derrière ces bois, la colline m'attends. C'est un peu comme si elle me l'avait fait comprendre. Dois-je quitter ma demeure pour aller l’escalader ? Monter encore plus haut ? Jusqu'à la cime d'une montagne ? Et laisser mes bas instincts parler ? Crier à la face du monde que je suis en vie ? Que je n'attends que quelques gestes de tendresse de ta part ?
Etre un animal sauvage que rien ne pourrait arrêter... Courir dans l'herbe, gueule au vent. N'être accompagné que de ma moitié qui partout me suivrait, à tout jamais !
Parfois, sur le chemin et dans notre course, mes yeux se tourneraient vers toi afin de voir si tout va pour le mieux... si tu te sens heureuse à mes côtés... et si tu m'aimes toujours...
Je m'approcherais de toi pour me frotter à ton corps, dans un élan de protection et de tendresse mêlées... Peau contre peau... Yeux dans les yeux... Et te défendre contre tout danger, puis mourir pour toi s'il le fallait !
Au cours de nos voyages, nous verrions maintes forêts, maintes plaines et autres paysages merveilleux. Jamais plus il n'y aurait fatigue et tristesse dans nos coeurs. Et surtout dans le tien ! Nous pourrions stopper notre course, comme nous le voudrions, et quand nous le voudrions. Et c'est là, que je profiterais pour sentir, de par ma respiration, ta présence, ton parfum et les sentiments que tu aurais pour moi. Toujours à mes côtés, le monde nous appartiendrait !!!
Rien d'autre n'aurait d'importance ; il n'y aurait que pureté entre-nous deux. Pureté… et liberté !!!
* * *
Un cri déchire la nuit : l'un de mes compatriotes nocturnes. Une chouette, je suppose, à moins que ce ne soit un animal mystique qui, à sa façon, me demande lui aussi de venir le rejoindre. Le temps se fait long sans ta présence. Une attente qui me brûle le coeur. Mais je sais malgré tout que ce soir je te verrai ! Il est dit dans mon livre de vie que je dois te voir un jour où l'autre.
Je repousse ma cape, m'agrippe à la balustrade, puis passe une jambe par-dessus. Je m'attends à quelques difficultés… Mais non ! la tâche est facile ! Trop !
Dans la nuit qui me fait face, j'entends mon nom. Je ne rêve pas pourtant : un être m'a bien hélé. Ma seconde jambe fait à son tour un maigre effort pour rejoindre la position de la première. Me voilà maintenant assis sur le rebord, pris dans un vent qui pourrait être mélancolique s'il savait être musical ! J'attends sans un bruit. Je t'attends, toi et toi seule !
Dans ce silence mystérieux, où seuls quelques petits bruits venus de la façade de ma bâtisse se font entendre, mon esprit reste enfin au repos. Il en avait grand besoin après ces mille et un chagrins.
L'Aquilon dans mon dos, je me mets enfin debout, envahi d'une puissance mystérieuse, et d'un appel non moins étrange. Je réponds à cette demande sans hésitation aucune, et, un équilibre précoce me fait tenir un moment sur le bord du balcon !
La nuit, merveilleuse et d’une splendeur sans égal ne me surprend pas du haut de ce point d'observation. Cette vue n'en est que plus belle, car dangereuse…
Je t'attends toujours ! Te verrai-je ce soir ?
A ma droite, la rivière traversant ma propriété s'écoule avec toute la douceur que je lui connais. Merveille de la nature une fois encore. D'un geste tranquille, et bravant les coups de boutoir du vent, je me tourne vers elle. Le moindre son est, pour moi, un délice ce soir. Tout est présence, et la solitude est moindre.
« Je vais vous rejoindre, n'ayez crainte ! » dis-je, sans force.
Ecartant mes bras, près pour l'envol fantastique, je baisse la tête vers le sol.
« Tu peux toujours espérer, amie la Terre ! Toi, tu ne m'auras pas ce soir ! »
Le coeur léger et les yeux fermés, je me laisse tomber vers l'avant avec cette certitude que plus personne ne pourra prendre ma liberté. Ce soir, je me donne à l'univers.
* * *
Vous me croirez si vous le voulez, mais je ne l'ai pas touché ce sol affamé ! Mes bras se sont étendus et je suis resté là, comme en apesanteur, à m'élever au-dessus du sol, regardant dans la direction des bois. Un rapide coup d'oeil vers le lointain m'apprit que tu n'étais pas encore arrivée. Alors, je décidai d'entreprendre le voyage seul. Peut-être te verrai-je plus loin ? Tout là-haut sur cette montagne ? Ou au milieu de cette forêt mystique ?
Mon être se mit à flotter doucement…ou plus vite… c'est selon les sensations du moment ! J'arrivai bien vite au dessus de la cime des arbres. Des craquements sous moi me laissèrent penser que je n'étais pas seul : Toute une vie se jouait ici-bas. En observant bien, il m'était même possible d'y voir des ombres furtives.
J'aime le mystère… J'aime à savoir qu'en tout temps et en tout lieu il y a de la vie. J'aime la nature car c'est avec elle que l'âme peut se retrouver et s'émerveiller de tout ce qui existe. La nature se donne sans condition. Il suffit de s'en approcher délicatement et de savoir écouter ce qu'elle a à nous dire.
« Viens ! entends-je ce soir, viens nous retrouver ! »
La voix qui me parle arrive de loin et semble accompagnée d'une musique mystérieusement rythmée. Pendant que je suis aux aguets, les yeux tournés vers le bas, mon corps, lui, est en suspension au dessus de la masse sombre de la forêt. J'avance vers je ne sais quelle destination et me laisse porter sans conditions par le « vent noir ».
Les alentours ne sont que mélodies nocturnes. Ce soir, la nuit semble donner un bal pour les être mystiques et fantastiques de ce monde. Se sont-ils tous mis d'accord pour se retrouver dans ce petit domaine qu'est le mien ? Je ne leur en veux pas. Il est si difficile aujourd'hui d'être accepté lorsqu’on est autre. Qu'ils y restent ! Et peut-être même vais-je les rejoindre ? Non, je ne dois pas m'arrêter...
Il y a ce soir une douce mélodie au fond de mon cœur : comme une petite boite à musique que j'aurais ouverte par inadvertance, et dont la symphonie s'emparerait de tout mon être. Il n'y a rien à dire… J'aime le merveilleux que dégage dans mon esprit cette nuit bien sombre, et je me laisse porter aussi doucement que me le permet l'Aquilon. Basculé d’un bord à l’autre, je peux apercevoir sous moi les ombres vivantes d'un monde perdu. Cet univers qui vit de l'autre côté du jour, me permet d'observer de multiples formes qui se meuvent entre les troncs : esprits libres, faune, minotaures, elfes, fées, licornes, centaures, âmes errantes, etc.… Toutes et tous jouent à se cacher dans les buissons. Chaque être oublié de l'homme a rendez-vous ce soir là ! C'est la danse ultime pour tous !
A mon survol, les troncs paraissent prendre vie et semblent vouloir m'agripper de leurs branches pour m’attirer à eux. Peut-être dans le but de participer à leur joie temporaire ? (Temporaire ?) Je remarque au dessous que tout est en mouvement : êtres imaginaires et êtres de la nuit. Chacun retrouve son reflet pour former un couple improbable. Le lien entre mon monde d'humains et le monde du fantasque peut ainsi se créer le temps d'une danse magique ! Le temps d'une étrange nuit…
Mais je ne peux m'arrêter, j'ai encore un chemin à parcourir : celui de ma propre liberté à retrouver et qui me mènerait vers l'espoir de te revoir. Je me dois de suivre la route que mon âme voudra bien prendre, et me laisser guider vers toi, porté par cette grande cape et ce grand vent…
Sombre maintenant est la nuit aux alentours. J'ai laissé derrière moi, dans ce bois, mes désirs de fête nocturne et mes amis incroyables venus d'un autre temps, pour me diriger vers le haut de cette colline. Je dois absolument l'atteindre. Peut-être y es-tu déjà ? J'en ai l'espoir. Au dessous, l'orée du bois apparaît et semble vouloir me souhaiter un bon voyage.
Les yeux dans ce nouvel univers qui se dévoile délicatement à moi, je continue à me laisser porter vers le haut de cette colline. D'ici peu, je devrai l'atteindre. M'y attends-tu, toi, ma louve d'une nuit ? J'ai l'espoir que oui. Peut-être - mais je n'ose y penser - t'es-tu éprise de cette nouvelle liberté sans moi ? Peut-être t'en es-tu déjà allée parcourir d'autres lieux, d'autres aventures. Je n'ose croire en cela puisque tu es mienne, puisque nous sommes tout deux liés d'une façon ou d'une autre.
Mais d'ici peu, je vais me poser au sol, lorsque l'Aquilon décidera qu'il a suffisamment joué avec mon corps d'humain. Je pourrai alors venir te rejoindre.
Chose étrange, je ne te vois pas ici non plus. Serait-il possible que tu m'aies oublié ? Non ! cela ne se peut pas et je me prépare à reposer pieds à terre. Le « vent noir » a pris sa décision de me rendre la liberté… Merci grand voyageur sans frontières !
« Ma louve, je suis là ! » crié-je dans la nuit aussitôt les genoux et les mains posés au sol. Ma cape me retombe sur le dos, et je reste là, à quatre pattes, déposé par l'esprit errant du souffle. J'écoute la pénombre. Sur cette colline, aucun son ne me parvient. Un air glacial s'empare de mon être et me fait frissonner : je ne te vois ni devant moi, ni derrière, ni même ailleurs. Mes yeux s'illuminent de tristesse comme s'ils ne pouvaient croire ce que la nuit leur offre : une immense solitude !
Arrivé au terme de mon voyage, je ne pense plus à ma bâtisse, à mon domaine, à mes compagnons d'infortune. Il n'y a plus que moi, accroupi au centre d'une colline bien trop grande et dont la surface verdoyante se balance au gré d'un souffle venu de loin.
Mes oreilles affinées, mes yeux perçants, mon odorat aiguisé qui recherche l'odeur de ta présence. Tous mes sens sont au travail... Mais de toi, aucune trace.
Ce silence me tue, cette absence m'emporte vers de grandes souffrances et j'ai besoin de hurler ma douleur. Besoin de crier que tu ne peux partir sans moi...
Et je hurle... à la mort !
Comme seul le loup que je suis sait le faire !
Je pars pour un autre voyage, bien plus long, bien plus triste, car tu ne seras pas à mes côtés. Je ne pourrai pas te regarder, ni même sentir les sentiments que tu portes pour moi. Ton parfum ne sera pas mien !
Mon coeur de loup n'est que solitude et peur...
Peur de finir seul ma course…
Posté le 15.11.2007 par ameerrante
Je ne peux plus...
Je n'arrive pas à être fort sans toi !!!
Je suis détruit !!! Totalement... que l'on me laisse seul...
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